Un barrage contre le Pacifique, réalisé par Rithy Panh, avec Isabelle Huppert dans le rôle de la mère et Gaspard Ulliel dans le rôle de Joseph, le fils. La sortie du film est annoncée pour août 2008

Barrage contre le Pacifique est un le remake également d'un film italo-américain réalisé par René Clément et sorti en 1958.

Synopsis

Dans le sud de l’Indochine française, dans les années 1920, une veuve malade vit avec ses deux enfants, Joseph et Suzanne (20 et 17 ans). Leur bungalow est isolé dans la plaine marécageuse de Kam.La mère veut marier Suzanne à monsieur Jo,laid, mais riche.Monsieur Jo essaye d’acheter Suzanne car il la désire. Il lui offre des produits de beauté, unUn barrage contre le Pacifique phonographe puis finalement une bague avec un diamant, mais ce diamant contient un crapaud. Ce roman est la description de la misère existante en Indochine, des enfants qui meurent tous les jours, une arnaque des hauts dignitaires qui vendent des concessions non cultivables

 

Commencé dès 1947, le roman "Un barrage contre le Pacifique" est publié trois ans plus tard, en 1950. Il intervient alors que Marguerite Duras vient de divorcer de son premier mari et de se remarier avec Dionys Mascolo, dont elle aura un enfant dans cette période. C'est donc entre l'éducation de Jean, son fils en bas âge, qu'elle écrit cette fresque inspirée de la situation qu'elle a connu jeune.

L'action se situe en Indochine française, elle met en place une mère et ses deux enfants Joseph et Suzanne vivant dans une plantation peu rentable et tentant de survivre de trafic divers. Ce roman raconte la difficulté de la vie de ce que l'on a appelé "les petits blancs" par rapport aux "grands", riches planteurs, chasseurs citadins, membres de la bourgeoisie coloniale, commerçante ou financière. Et, enfin, au-dessus de tout ce monde, omnipotents et prévaricateurs au détriment des plus pauvres des blancs, les fonctionnaires de l’administration coloniale qui ne vivent que de prébendes et d’extorsions de fonds.

La mère et ses enfants ne peuvent vivre qu’aux limites de la société coloniale et aux abords immédiats des villages où vivent les indochinois dans un dénuement absolu et à la merci de toutes les maladies, de la cruauté des tigres et de la force aveugle et meurtrière des marées de l’océan. Pris dans cette situation somme toute peu enviable, "Un barrage contre le Pacifique" est vu comme le roman de la fatigue et de la souffrance d’une mère, de ses enfants, de sa domesticité indochinoise échouée auprès d’elle parce que, là, ils peuvent au moins manger, des paysans indochinois qu’elle rassemble autour d’elle dans de vains projets de conquête de terres cultivables sur la mer. Un roman de lutte parce qu’elle n’a pas d’autre solution, lutte contre la nature qui s’impose toujours et contre l’administration coloniale qui prélève et rend toute situation précaire et enlève peu à peu tout espoir. Elle lutte enfin contre elle-même, contre ses enfants qui ne rêvent que de quitter son domaine pour la ville où la vie parait forcément plus facile.